Moins de 20 % des étudiants intégreront une filière médicale en deuxième année après un PASS ou une LAS. Ce chiffre, souvent cité, reflète une réalité exigeante, bien loin de l’idée parfois véhiculée d’un accès facilité aux études de santé. À Besançon, comme ailleurs en France, la sélection reste sévère, mais la LAS offre une alternative structurée, moins linéaire peut-être, mais plus tolérante aux parcours atypiques. Elle redonne une dimension humaine à un système parfois perçu comme hermétique.
Comprendre le fonctionnement de la Licence Accès Santé à l’Université de Franche-Comté
La Licence Accès Santé (LAS) n’est pas un cursus à part entière, mais un dispositif associé à une licence classique. L’étudiant s’inscrit en L1 dans l’une des huit mentions proposées par l’Université de Franche-Comté - Droit, Psychologie, Sciences de la vie, etc. - tout en validant une option santé composée de modules spécifiques : biologie, chimie, biostatistiques, éthique, ou encore initiation aux professions médicales. Cette double exigence académique, entre majeure disciplinaire et enseignements médicaux, crée une charge de travail bien supérieure à celle d’une licence classique. Réussir en LAS suppose donc une capacité d’organisation exceptionnelle.
Le but ? Intégrer en deuxième année l’un des cinq parcours médicaux : Médecine, Maïeutique (sage-femme), Odontologie (dentaire), Pharmacie ou Kinésithérapie - les fameuses filières MMOPK. L’accès se fait sur dossier universitaire, épreuves écrites et orales. À Besançon, comme dans d’autres universités, ces épreuves orales pèsent environ 30 % de la note finale, ce qui en fait un enjeu majeur. La sélection est donc loin d’être automatique, même avec de bonnes notes.
La double exigence : majeure disciplinaire et option santé
La réussite en LAS dépend autant de la performance dans la licence choisie que dans les modules santé. Un étudiant en Philosophie avec une moyenne générale élevée, même s’il suit moins de cours scientifiques, peut être mieux classé qu’un étudiant en Sciences de la vie en difficulté dans sa majeure. Cette spécificité valorise la rigueur académique globale. Cependant, la charge horaire s’alourdit : à environ 15 heures de cours santé par semestre s’ajoutent les TD et travaux dirigés de la licence, ce qui peut représenter jusqu’à 30 heures de présence hebdomadaires.
Pour anticiper ces exigences, s'inscrire à une préparation annuelle dédiée comme celle proposée sur https://bersotformation.fr/prepa-medecine/annuelle-las-besancon/ est une option stratégique.
Le système de sélection MMOPK à Besançon
Les places en deuxième année sont limitées, et chaque filière fixe un nombre de redoublants autorisés. Le classement final repose sur une moyenne pondérée : résultats des contrôles continus, examens écrits en fin de semestre, et surtout la performance à l’oral. Ce dernier évalue à la fois la motivation, la capacité d’expression et la connaissance des enjeux du métier visé. Une préparation ciblée à cet exercice, souvent négligée, peut faire la différence entre l’admission et la réorientation.
Les parcours de licence disponibles pour les étudiants bisontins
À Besançon, huit licences proposent l’option santé, permettant d’intégrer le dispositif LAS :
- 📘 Droit : idéal pour les profils littéraires intéressés par la bioéthique ou la gestion hospitalière
- 📐 Mathématiques : adapté aux étudiants rigoureux, utile pour les biostatistiques
- 🧪 Physique-Chimie : solide base scientifique pour les modules de chimie médicale
- 🧠 Psychologie : complémentaire pour Médecine ou Maïeutique, surtout en communication patient
- 🧫 Sciences de la vie : le plus proche du programme médical, très couru
- ⚙️ Sciences pour l’ingénieur : orienté vers les profils techniques, utile pour l’Odontologie
- 🏃 STAPS : pertinent pour la kinésithérapie ou la préparation physique
- 💭 Philosophie : atypique mais valorisé pour les oraux, notamment sur les questions éthiques
L’importance du choix de la majeure
Le choix de la licence de base n’est pas neutre. Il doit reposer sur un double critère : l’intérêt personnel et la facilité à obtenir une moyenne élevée. En général, les étudiants admis en deuxième année affichent une moyenne générale dépassant 12/20, parfois plus selon les filières. Opter pour une mention dans laquelle on excelle déjà permet de sécuriser sa moyenne de licence, tout en laissant de l’énergie pour l’option santé. Ce choix stratégique peut faire la différence, surtout en cas de départage.
Parfois, on croit qu’il faut impérativement choisir une licence scientifique. Pas si vite. Un étudiant brillant en Philosophie peut avoir plus de chances qu’un scientifique en difficulté. Le jeu n’est pas seulement dans le contenu, mais dans la performance globale.
Comparatif des modalités d’accès : LAS 1 vs PASS
Le PASS (Parcours Accès Spécifique Santé) et la LAS sont les deux voies d’accès aux études de santé, mais leurs logiques diffèrent sensiblement. Le tableau ci-dessous compare leurs principaux critères à Besançon.
| 🔍 Critères | 🎓 PASS | 🎓 LAS |
|---|---|---|
| Volume de cours santé | Environ 60 % du semestre | Environ 15 heures par semestre |
| Possibilité de redoublement | Interdite dans le PASS ; possibilité en PASS 2 via une réorientation | Accès possible en LAS 2 avec un bon dossier (règle du “deuxième titre”) |
| Profil type | Scientifique, très orienté santé dès la rentrée | Équilibré ou atypique, capable de jongler avec deux domaines |
| Poids de la discipline hors-santé | Faible : seuls 30 % des crédits peuvent être validés par la majeure | Fort : la réussite en licence est déterminante pour le classement |
Le droit à l’erreur et le redoublement
Un des avantages majeurs de la LAS est sa souplesse. En cas d’échec au concours, l’étudiant peut poursuivre en L2 classique dans sa licence, sans perdre d’année. Cette continuité rassure beaucoup de familles. En revanche, le PASS, très concentré sur la santé, laisse peu de place à une autre spécialisation. Si l’étudiant n’intègre pas une filière MMOPK, il doit changer d’orientation - ce qui peut retarder son projet professionnel.
Répartition de la charge de travail annuelle
La charge de travail en LAS est intense mais répartie. Entre les cours de licence et les enseignements d’option santé, l’étudiant cumule facilement plus de 25 heures de cours hebdomadaires. Sans une bonne organisation, il est vite submergé. L’efficacité réside dans la régularité : réviser chaque semaine, structurer ses fiches, anticiper les contrôles continus.
Le poids des épreuves orales
À Besançon, les oraux pèsent environ 30 % de la note finale. Ils évaluent la motivation, la culture générale, la connaissance du métier visé et la qualité de l’expression orale. Un étudiant excellent sur le papier peut échouer s’il n’est pas à l’aise à l’oral. C’est pourquoi des simulations régulières sont essentielles. Elles permettent de gagner en assurance, de travailler son argumentation, et de dédramatiser l’exercice.
Méthodologie et outils pour réussir son année à Besançon
Face à un programme dense et une sélection drastique, la méthode fait toute la différence. Travailler plus ne suffit pas : il faut travailler intelligemment. L’organisation du temps est le premier levier. Beaucoup d’étudiants sous-estiment la nécessité de planifier leurs révisions à l’avance, ce qui conduit à des phases de surcharge en fin de semestre - souvent trop tardives pour être efficaces.
L’organisation du temps de révision
Un emploi du temps équilibré, avec des plages de travail courtes mais fréquentes, est bien plus payant qu’une seule longue session hebdomadaire. Intégrer des pauses, alterner les matières, utiliser des fiches synthétiques et visuelles (schémas, frises chronologiques, tableaux comparatifs) améliore la mémorisation. Prioriser les matières à fort coefficient évite de perdre du temps sur des points marginaux.
L’importance des entraînements réguliers
Les examens blancs, QCM corrigés et colles hebdomadaires sont incontournables. Ils permettent de s’auto-évaluer, de repérer ses lacunes et de s’habituer au format des épreuves. La régularité de ces entraînements renforce la confiance et affine la stratégie de réponse. En biostatistiques ou en anatomie, par exemple, seule la pratique répétée assure une maitrise solide.
Le soutien par les pairs et le parrainage
Le retour d’expérience des étudiants d’année supérieure est un atout précieux. Ils connaissent les pièges des examens, les attentes des professeurs, les sujets récurrents. Un système de parrainage bien structuré permet de bénéficier de ce mentorat, souvent plus accessible et concret que l’accompagnement institutionnel. Cet appui rassure, motive, et aide à garder le cap en période de doute.
Anticiper les étapes clés du calendrier universitaire
L’année universitaire en LAS est jalonnée d’étapes critiques. Les étudiants qui anticipent ces moments clés ont un net avantage. Le semestre 1 est souvent consacré à la consolidation des bases, tandis que le semestre 2 voit la pression monter avec les épreuves écrites et orales. Préparer ces dernières demande une autre approche : moins de mémorisation, plus de réflexion et d’expression.
Le stage de pré-rentrée : un investissement payant
Commencer à travailler dès le mois d’août peut faire basculer l’équilibre de l’année. Un stage intensif de 45 heures environ permet d’acquérir les fondamentaux avant la rentrée, d’identifier ses difficultés, et d’entrer dans l’année avec un temps d’avance. Cet accompagnement précoce évite le risque de décrochage en septembre, fréquent chez ceux qui arrivent sans préparation.
Le second semestre et la préparation aux oraux
Dès janvier, la priorité change : il ne s’agit plus seulement de réussir les examens écrits, mais aussi de se préparer aux entretiens oraux. Cette transition est cruciale. Des simulations individuelles, des mises en situation, un travail sur la posture et la voix sont nécessaires. Là encore, un accompagnement structuré peut transformer un oral moyen en performance convaincante.